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Prise en charge des traitements en soins complémentaires en Suisse ! Mais pourquoi pas moi !?

Vous avez déjà lu sur les sites de beaucoup de thérapeutes "prise en charge par les assurances complémentaires" ou encore "thérapeute reconnu ASCA/RME" ou encore "APTN".


Mais qu'est-ce que l'ASCA - RME - APTN et autres ? 

Ce sont des associations ou fondations qui ont pour but de créer des formations adéquates et de qualités pour les thérapeutes, avec des exigences précises pour les écoles formatrices, qui vous permettront de bénéficier de prestations de qualités.


Par leur travaille, elles permettent la conclusion de conventions entre les thérapeutes agréés et les Compagnies d'assurances complémentaires, ainsi que l'accréditation des écoles formatrices qui répondent aux exigences selon les spécialisations et formations proposées.


Mais attention, ce n'est pas parce qu'il n'est pas notifié sur la plaque de cabinet de votre thérapeute ASCA, RME, etc... ou encore sur sa carte de visite, que celui-ci n'a pas bénéficié de ces formations exigeantes selon ces critères. Observez ses diplômes et vous verrez que bien souvent, il est formé selon les recommandations et exigences de ses organismes.


L'absence de cette notification sur sa carte de visite peut indiquer que votre thérapeute ne s'est pas inscrit auprès de ces associations à la réussite de son diplôme, mais pas que sa formation est moindre et c'est un choix du thérapeute.  


Ce que vous devez savoir.


Pour votre thérapeute, lorsqu'il s'est formé par exemple comme nous ici, dans le domaine de la phytothérapie et de la nutrition, la formation doit être suivie au sein d'une école accréditée. Vous retrouverez donc cette information sur son diplôme.


Le montant de base de ces heures de formations correspond environ entre CHF15'000.- et CHF 20'000.- selon les écoles fréquentées et leurs tarifs (car oui, pour cela aussi il n'y a pas de base légale...).


Et ceci sans compter les frais supplémentaires relatifs à l'obtention d'un éventuel brevet fédéral qui n'apportera pas plus de poids au niveau du remboursement des prestations, auquel s'ajoutent quelques milliers de francs supplémentaires.


Au terme de ces formations et agrégation, pour pouvoir être intégré dans ces associations, votre thérapeute devra encore débourser une cotisation annuelle d'un prix variable selon l'association. C'est bien entendu sans parler des frais de dossier et d'inscription de base qui s'ajoutent, sans garanti d'inscription et surtout de prise en charge par les compagnies d'assurances.


Aujourd'hui, certaines Compagnie d'assurances demandes aux thérapeutes formés d'obtenir un "brevet fédéral" avant de reconnaître les diplômes selon les spécialisations (nutritionniste, phytothérapeute, massothérapeute, réflexologue). Or, même si ces formations sont attribuées à des écoles accréditées, elles ne font pas pour autant parti des médecines alternatives et complémentaires soumises à l'obtention du brevet. Il n'y a qu'une petite catégories de titre et de formation qui le sont. Ainsi, beaucoup de thérapeutes se retrouvent aujourd'hui sur la touche.


De plus, chaque association ou fondation a ses contrats/conventions avec une ou plusieurs compagnies d'assurances. Ainsi, si votre thérapeute est inscrit uniquement à l'ASCA, les prises en charges seront effectuées par un nombre précis d'assurances.


S'il rajoute une inscription supplémentaire à RME, il rajoutera (en plus de frais supplémentaires pour lui) une possibilité supplémentaire pour sa clientèle, puisqu'RME travaillera avec quelques mêmes compagnies et plus encore, et ainsi de suite. 


A cela s'ajoute enfin les règles dites "conditions générales" de votre compagnie d'assurance. Et pour couronner le tout, chaque compagnie d'assurance choisira le thérapeute avec lequel elle souhaite travailler, selon une liste qu'elle établit, à bien plaire rappelons-le. 


De ce fait, même si votre thérapeute est inscrit auprès de l'ASCA, RME, ou une autre association/fondation, vous n'avez pas la garantie que la prestation de celui-ci soit pris en charge.


C'est valable aussi pour votre thérapeute qui paiera, pour certains de ses clients, une cotisation dans le vide auprès de ces organismes les concernant.


Les règles et non pas les lois, établies par nos compagnies d'assurances complémentaires sous forme de "conditions générales", donnent du fil à retordre à nos assurés, aux thérapeutes, tout comme aux fondations et associations qui ont pur but de favoriser une prise en charge ainsi que des soins de qualité. 


Breveté ou non breveté, accrédité ou non, vous n'avez aucune garantie que votre assurance complémentaire ne vous rembourse les prestations de votre thérapeute.



Les questions à se poser...


Mon thérapeute a-t-il des formations de qualités répondant aux exigences des associations et fondations en charge du maintien des prestations d'une médecine complémentaire de qualité en Suisse ?


Mon assurance complémentaire couvre-t-elle les prestations dont j'ai besoin ?


Le coût annuel de mon assurance complémentaire, si ces prestations ne sont pas remboursées, couvre-t-il le coût d'une consultation au minimum ?


Les frais de traitements (médications alternatives) sont-ils réellement couverts en plus du traitement par le thérapeute ?


Prenons l'exemple de la nutrition, l'aromathérapie ou encore la médecine chinoise et ayurvédique. 


Aujourd'hui, la population aspire à un mieux-être en passant par l'activité sportive, la nutrition et la diététique et les traitements de diverses pathologies au naturel. Fonctionnant ainsi dans l'espoir de limiter les coûts sur un système de santé tirant la sonnette d'alarme sur le sujet, très souvent par le biais de notre Magistrature fédérale.


Toutefois, même si ces thérapies permettront, lorsqu'elles sont pratiquées, d'éviter un bon nombre de pathologies et de soins amenant à une augmentation des coûts de la santé, considérées comme trop fréquentes, certaines compagnies d'assurances réduisent et réduiront leurs prestations en matière de médecine complémentaire. 


Ces prestations font donc parti de l'excuse d'une augmentation de leurs coûts et sont de ce fait rayées de la liste et jetées aux oubliettes. Avec elles se joignent les thérapeutes qui les pratiques et qui paient pourtant une cotisation auprès des fondations/associations qui tentent de bien faire en négociant ces conventions. 


Alors, que la population souhaite diminuer ses coûts relatifs aux prestations LAMal et aspire à une meilleure santé psychique et physique, les compagnies d'assurances s'assurent, dans une moindre mesure, de ne pas avoir à rembourser des frais préventifs, en réduisant les prestations de prises en charge chaque année, sans que cela ne soit aperçu par les consommateurs.


Aujourd'hui, nous vivons dans une époque ou l'on peut définir notre système de santé comme étant de qualité, mais évoluant toutefois à deux vitesses.


Des prestations LAMal qui couvrent une majorité des prescriptions non-nécessaires au suivi du patient et son état de santé ; pour diminuer la couverture de prestations permettant de limiter l'augmentation des coûts de manière préventive sur le long terme. Reste à savoir de quel côté nous aimerions faire pencher la balance.


Au terme de votre lecture attentive sur le sujet, il est temps de vous consacrer à l'inspection de votre contrat d'assurance complémentaire.


De lire les conditions générales et surtout, surtout, de vous poser la question des frais payés au bénéfice des compagnies d'assurances pendant X temps.


De vous poser les bonnes questions, soit : n'auriez-vous pas meilleur temps de mettre cet argent de côté sur votre budget ?


Vous pourriez bénéficier de soins de qualités par un thérapeute ayant effectué des formations accréditées ASCA/RME, mais ayant refusé de participer à un business bien rôdé, ficelé par ce que l'on peut appeler d'Etat dans l'Etat. 



Nadia Rouiller - Plantes Oz'Âmes


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